10 BONNES RAISONS D’EN APPRENDRE PLUS SUR L’ISLAM !

1. La foi de 1,8 milliard d’humains

Celui qui s’intéresse à l’islam, s’intéresse à la foi qui anime 1/4 de la population mondiale.[1] L’Islam est une religion universelle qui s’est répandue sur tous les continents et, contrairement aux idées reçues, les musulmans arabes représentent moins de 20%. La majorité des musulmans sont asiatiques (60%). L’Indonésie abrite d’ailleurs la plus grande communauté musulmane au monde (203 millions) et tenez vous bien… il n’y a pas eu de guerres ni de conquêtes dans ce pays !

(Mosquée de Putra en Malaisie)

2. Muhammad était appelé « le digne de confiance »

Le Prophète de l’Islam, bien avant sa mission prophétique, était surnommé al-amīn, ce qui signifie le digne de confiance. À aucun moment sa loyauté, son honnêteté ou son honorabilité n’ont été remises en question. De son vivant, même ses fervents ennemis ne l’ont jamais traité de menteur. Il a été accusé d’être un poète, un fou, un magicien, voire un perturbateur de l’ordre social existant, mais  sa sincérité n’a aucunement été remise en question. Il prônait l’égalité des Hommes devant Dieu, incitait ses compagnons à libérer les esclaves, luttait contre les pratiques inhumaines de l’époque (tel que l’enterrement des petites filles vivantes, la prostitution des esclaves…), appelait à l’adoration du Dieu Unique et à délaisser les idoles, etc. En 23 années de prophétie, il a su rallier environ 100.000 hommes et femmes à son message et cela malgré les nombreux obstacles et persécutions auxquels il a été confronté. Un tel homme mérite d’être connu…

« La façon dont il accepta les persécutions dues à sa foi, la haute moralité des hommes qui vécurent à ses côtés et qui le prirent pour guide, la grandeur de son œuvre ultime, tout cela ne fait que démontrer son intégrité fondamentale. La supposition selon laquelle Muhammad serait un imposteur soulève plus de problèmes qu’elle n’en résout. »[2] (Montgomery Watt)

(Calligraphie du nom Muhammad)

3. Une continuité logique…

L’Islam n’est autre que la continuité du message transmis par les Prophètes mentionnés dans la Bible. Tous on été étymologiquement « musulmans », à savoir en paix et soumis à Dieu.

L’Islam n’est pas une religion étrange, juste bonne pour les arabes. Non ! L’islam qui, tout comme pour le Judaïsme et le Christianisme, trouve ses origines dans le Moyen Orient, est universel ! Les Prophètes de l’Ancien Testament étaient totalement soumis à Dieu (muslimūn, musulmans). De la même façon que le juif qui n’accepte pas l’heureuse venue de Jésus ne peut être chrétien, le chrétien qui n’accepte pas celle de Muhammad ne peux être musulman ! Être musulman c’est accepter l’entièreté du patrimoine Prophétique.

{Tous ont cru en Allah, en Ses anges, à Ses livres et en Ses messagers ; (en disant) “Nous ne faisons aucune distinction entre Ses messagers”…} (Coran, 2 : 285)

4. Une relation verticale au Divin

Cela fait parfois un bien fou de pouvoir s’adresser à Dieu directement et Lui confier ses peines et ses sentiments les plus enfouis. L’Islam est une religion axée sur Dieu et non sur un intermédiaire humain, une idole ou toute autre forme d’alternative. Contrairement au Judaïsme ou au Christianisme dont les noms dérivent respectivement de « Judas » et du « Christ » (Jésus), l’Islam dérive des racines arabes des mots « paix » et « soumission » (à Dieu). Dans l’Islam, Jésus est considéré comme un grand Prophète, un homme venu réformer sa communauté. Muhammad est venu par la suite afin de rappeler les hommes au message de Jésus ainsi que des autres Messagers et sceller le message prophétique qui avait été corrompu par les hommes et le temps.[3] D’ailleurs saviez-vous que le nom  Muhammad n’est cité que 4 fois dans le Coran alors que celui de Jésus est cité 26 fois et celui de Moise 136 fois ? Ainsi le juif ou le chrétien qui embrasse l’islam ne fait finalement qu’ajouter un étage de plus à sa fusée spirituelle. Il complète sa croyance antérieure en cherchant à se rapprocher de Dieu.[4]

5. L’équilibre de l’esprit

La majorité des pratiques spirituelles existantes permettent, à leur façon, d’équilibrer l’esprit et d’apaiser le cœur. Alors en quoi se différencie la spiritualité islamique ? L’Islam se vit à chaque instant et n’est pas comparable à la séance de yoga du mardi soir à la salle de sport. La journée du musulman est réglée au travers des cinq prières. Ce planning permet au croyant, tout au long de la journée, de se retirer successivement du monde physique afin de se ressourcer spirituellement. Dans un monde où tout va toujours plus vite, il est parfois bon de s’arrêter et de « cliquer sur “pause” ».

Toutes les religions et spiritualités dites traditionnelles émanent au départ d’une même inspiration divine. Avec le temps celles-ci se sont souvent éloignées dans de nombreux aspects de leur source première. L’Islam est venu comme dernière révélation afin de guider les humains vers cette lumière originelle. L’Islam est, dans le langage de l’ère du temps, la dernière mise à jour disponible…

« On ne se convertit pas à l’islam. On embrasse une religion qui contient toutes les autres. »[5] (Eva de Vitray)

6. L’équilibre du corps

L’adage ne dit-il pas : mens sana in corpore sano (un esprit sain dans un corps sain) ?! L’Islam, au travers des pratiques cultuelles de la prière et du jeûne, permet d’entretenir l’esprit mais aussi le corps. Les bienfaits des 5 prières quotidiennes pour le corps, dont les phases ressemblent étrangement à des positions de Yoga, ne sont même plus à mentionner. Il en est de même pour les vertus du jeûne qui sont à ce jour largement connues depuis que des centres médicaux et des nutritionnistes ont mis en avant le jeûne thérapeutique.

Mais l’Islam ce n’est pas que le jeûne et la prière, c’est également la modération, le respect du corps et la proscription des éléments qui lui sont nuisibles. Rappelons en guise d’exemple que la consommation de chair de porc (qui est une viande saturée de toxines[6]), de produits psychotropes ou d’alcool est formellement interdite dans l’Islam.

7. L’harmonie de l’Islam avec la science

On ne le répétera jamais assez : l’Islam ne s’oppose ni à la science ni à la modernité ! Bien au contraire, des paroles prophétiques et des versets coraniques sont parfois mieux compris au regard des sciences modernes. Le Prophète Muhammad disait qu’il se peut que celui à qui sa parole est transmise la comprenne finalement mieux que celui qui la lui a transmise. Il n’y a rien dans le Coran qui s’oppose aux dernières découvertes scientifiques, bien plus, de surprenants détails, tels que les étapes du développement embryonnaire, y sont rapportés. Au delà des thèses méthodologiquement proches du concordisme et qui, pour certaines, peuvent parfois sembler douteuses, il y a des signes à méditer. Si le Coran est un livre sacré, la nature est un livre ouvert grandeur nature qu’il faut apprendre à lire.[7]

{En vérité, dans la création des cieux et de la terre, et dans l’alternance de la nuit et du jour, il y a certes des signes pour les doués d’intelligence !} (Coran, 3 : 190)

8. L’éthique économique

Le 3ème pilier de l’islam est la zakāt (l’impôt purificateur). Le musulman qui possède au moins l’équivalent de 85 grammes d’or doit annuellement redistribuer au plus pauvres 2,5 % de son capital. Si tous les gens sur terre en faisaient de même, il n’y aurait plus de famine dans le monde. Certes il y aurait toujours des personnes (plus) pauvres, la pauvreté étant très relative, mais par contre il n’y aurait plus d’enfants qui meurent de soif ou de faim. De plus, au niveau individuel, ce principe économique invite le croyant à rester actif et à ne pas se reposer sur son patrimoine financier. Par ailleurs, donner l’aumône (sadaqa) est vivement recommandé car elle « éteint les péchés comme l’eau éteint le feu. »[8]

Le Prophète a dit : « L’homme généreux est proche de Dieu, proche des gens, proche du Paradis, éloigné de l’Enfer. Et l’avare est éloigné de Dieu, éloigné des gens, éloigné du Paradis, proche de l’Enfer. D’ailleurs, un homme ignorant mais généreux est plus agréable à Dieu, qu’un dévot avare. »[9] (Rapporté par at-Tirmidhi)

9. Un retour à l’écologie

Le gaspillage est prohibé dans l’Islam et cela vaut aussi pour les matières premières. Par exemple, le Prophète avait conseillé à un compagnon de ne pas gaspiller l’eau lors de ses ablutions rituelles et cela même s’il se trouvait à côté d’un lac.[10] {… Et ne gaspillez point car Il (Allah) n’aime pas les gaspilleurs.} (Coran, 6 : 141) Mais l’éthique écologique ne se limite pas au gaspillage, elle est relative à toute la création. C’est pourquoi l’Islam porte un grand intérêt au bien être des animaux. Et même si cela est ignoré par certains, il ne suffit pas d’égorger[11] un animal pour que sa viande soit halāl (licite). L’animal doit être correctement traité, nourri et soigné depuis sa naissance jusqu’à sa mort. Même au moment du sacrifice, l’animal ne devrait pas voir la lame du couteau ni ressentir d’angoisse. Alors que dire des conditions d’abattage à niveau industriel ? Elles s’éloignent clairement de l’esprit du sacrifice de l’animal en Islam et ne répondent finalement qu’à des critères économiques.[12] Pour cette raison, de plus en plus de musulmans conscients de cette incohérence décident de s’approvisionner dans des fermes, ou bien de diminuer, voire d’arrêter, la consommation de viande. Un véritable débat doit s’ouvrir à ce sujet dans la communauté musulmane afin de retourner aux réels préceptes du halāl.

10. Le terrorisme frappe de plein fouet !

Des terribles attentats sont commis au nom de Dieu, au nom de l’Islam. Pas un jour ne passe sans que l’on entende au JT de nouvelle liée à la radicalisation, à Daech, aux attentats, aux conflits du Moyen-Orient, etc. Pas un jour ne passe sans que les médias n’évoquent l’Islam ! Ceci est une raison suffisante en soi pour s’intéresser à cette religion et chercher à échanger avec les musulmans. Les musulmans dans leur grande majorité se sentent pris entre deux feux : d’un côté on les traite de terroristes et de l’autre ils se font traiter de faux musulmans par les véritables terroristes. De nombreuses initiatives adressées aux non musulmans ont vu le jour ces dernières années : la visite de mosquées, les tables de parole, les invitations à des ruptures du jeûne collectives (ou directement chez une famille musulmane[13]) et même un stage permettant de vivre en Turquie la vie d’un musulman pendant 10 jours[14]. Ne laissons pas la haine nous submerger et allons vers l’autre, rompons les tabous, puis surtout, n’oublions pas que l’Islam, religion de paix entre les hommes et de soumission au Créateur, est innocent de la mauvaise compréhension de certains musulmans.

Il y a une infinité d’autres raisons à citer mail il s’agit ici d’en citer dix qui nous semblent importantes.[15] Au travers des siècles, l’Islam a favorablement influencé des milliards d’hommes et de femmes aux quatre coins de la planète. La spiritualité musulmane, plus que jamais, offre un espace de sérénité dans cette course effrénée qu’est la vie moderne. Il offre un cadre éthique dans un monde matérialiste, une paix intérieure dans un monde malade où la consommation d’antidépresseurs est en constante augmentation, il offre plus de fraternité dans un monde mondialisé mais déshumanisé, un peu d’espoir et de foi, de valeurs et d’humilité, d’amour et de partage… grosso modo un retour à l’essence naturelle de l’humain !

« Si la grandeur du dessein, la petitesse des moyens, l’immensité du résultat sont les trois mesures du génie de l’homme, qui osera comparer humainement un grand homme de l’histoire moderne à Mahomet ? »[16] (Alphonse de Lamartine)

 

Publié sur Raisonnances.net

[1] Les musulmans dépassent largement les catholiques qui sont estimés à 1,2 milliard, les protestants qui sont 331 millions et les juifs qui représentent moins de 15 millions.

[2] W. Montgomery, Mohammad at Mecca (Mohammed à la Mecque), Oxford 1953, p. 52. Il ajoute : « Et pourtant, aucune des grandes figures de l’histoire n’est si peu appréciée en Occident que le Prophète Mohammad. »

[3] Alors que des livres prophétiques, l’ancien et le nouveau testament ont été modifiés avec le temps, le Coran, lui,  est resté intact depuis sa première heure .

[4] Simon Alfredo Carabello, Par amour pour Jésus, j’ai embrassé l’Islam, Al-Hadith, Bruxelles, 2009.

[5] Eva de Vitray-Meyerovitch, Islam, l’autre visage (Entretiens avec Rachel et Jean-Pierre Cartier), Albin Michel, Paris, 1995.

[6] http://psychologie-sante.tn/la-viande-de-porc-est-elle-dangereuse/

[7] Voir par exemple nos articles sur le nombre d’or disponibles sur : https://raisonnances.net/la-mecque-a-la-lumiere-du-nombre-dor/ et https://raisonnances.net/le-nombre-dor-divine-proportion/ .

[8] Parole du Prophète rapportée dans les Sunan d’Ibn Majah au n°3973.

[9] Sergio Albarello, L’aide humanitaire d’État, Société des Écrivains, Paris, 2016, p. 27.

[10] Ahmad (6768) et Ibn Majah (419).

[11] « Bien réalisé, l’abattage rituel est la façon la plus humaine car la moins traumatisante de mettre à mort un animal pour consommer sa viande. » Pouillaude-Bardon, Sylvie (1992), L’abattage rituel en France, thèse de l’École nationale vétérinaire de Toulouse, 1992. Voir également à ce sujet les études menées à l’université de Hanovre par le Pr. Schultz et le Dr. Hazim.

[12] « L’évitement de la souffrance animale ressort de tous les textes qui citent pour la plupart une recommandation du Prophète rapportée par Muslim : “Allah vous prescrit de faire chaque chose au mieux en conséquence si vous êtes amenés à tuer faites-le de bonne manière et si vous égorgez (dhabahtum) faites-le du mieux possible que chacun aiguise sa lame et que la victime animale (dhabîha) ne souffre pas.” (As-Sayyid Sabîq 1977, p.265). » Hamès Constant, “Le Sacrifice animal au regard des textes islamiques canoniques”, Archives de sciences sociales des religions, n°101, 1998, p.17.

[13] Voici le site du collectif à la base de cette magnifique initiative : http://iftarons.be/

[14] https://www.facebook.com/sufiforamonth/

[15] Évidemment quelqu’un d’autre en aurait certainement cité d’autres.

[16] Lamartine, Histoire de la Turquie, Paris 1854, Vol II, pp. 276-77.