DE L’OUVERTURE DE LA POITRINE DU PROPHÈTE MOHAMMED (ﷺ) À LA TRANSVERBERATION DE SAINTE THÉRÈSE D’AVILA

Très peu de saints chrétiens bénéficient d’une double célébration liturgique et Sainte Thérèse d’Avila (m. 1582) fait partie de ces rares exceptions. Si une première célébration de sa personne se déroule approximativement à la date de son décès, depuis le 18ème siècle, une autre, est dédiée à sa transverbération.[1] Cette dernière, également nommée la transfixion ou l’extase, que Sainte Thérèse décrit dans son livre de la Vie (rédigé à la suite des conseils de certains de ses confesseurs) est une expérience mystique et extatique dans laquelle un ange lui apparaît avant de lui traverser le cœur d’un mystérieux dard.[2] Elle affirme dans ses écrits que cette profonde blessure lui procurera l’embrasement « du plus grand amour de Dieu »[3].[4] Ce récit chrétien a, comme nous le verrons plus loin, de nombreux points de convergence avec celui que vécut le Saint-Prophète de l’Islam (ﷺ), presqu’un millénaire plus tôt, lors de l’évènement de l’ouverture de la poitrine (shaq as-sadr[5]).

Anas ibn Mālik rapporte : « Jibrīl vint au Messager d’Allāh tandis qu’il jouait avec des enfants. Il le prit, le jeta par terre et ouvrit sa poitrine, en sortit le cœur et extirpa un caillot de sang. Il dit : “Voici la part du diable en toi !” Il lava ensuite le cœur dans une bassine d’or avec de l’eau de Zamzam, puis le recomposa et le remit à sa place. Les garçons allèrent chez sa mère – c’est-à-dire sa nourrice – et s’écrièrent : “Mohammed a été tué !” Ils se précipitèrent vers lui et le trouvèrent livide ». Anas ajoute : « Je pouvais voir la trace de cette suture sur sa poitrine ».[6]

Abū Dhar rapporte concernant le voyage nocturne du Prophète que le Messager d’Allāh a dit : « Le toit de ma maison fut fendu alors que je me trouvais à La Mecque. Jibrīl en descendit, ouvrit ma poitrine et lava [mon cœur] à l’eau de Zamzam. Il apporta ensuite une bassine d’or remplie de sagesse et de foi qu’il versa dans ma poitrine et la referma. Il me prit ensuite par la main et me fit monter au ciel. […] »[7]

La sourate « L’ouverture » commence par un verset qui est souvent assimilé aux deux expériences rapportées ci-dessus : {N’avons-Nous pas ouvert pour toi ta poitrine ?} (Coran, 96 : 1) Ibn Kathīr paraphrase ce verset en disant : « Ne l’avons-nous pas illuminée et rendue réceptive à Nos enseignements » ; puis mentionne le verset : {Et puis, quiconque Dieu veut guider, Il lui ouvre la poitrine à l’islām !} (Coran, 6 : 125)  Il continue : « Or, de la même manière que le Très-Haut a élargi le cœur de Son serviteur, de même Il a rendu Sa Loi large, tolérante, facile, flexible. On a dit aussi que cette phrase coranique indiquait que Dieu avait ouvert la poitrine de Son Envoyé lors de la nuit de l’Isrā’ (voyage nocturne). Or, si ce fait a effectivement eu lieu, il ne contredit pas l’explication précédente, car dans cette “ouverture de la poitrine”, s’inscrit celle qui a eu lieu par la suite – mais Dieu sait mieux à quoi s’en tenir. »[8]

CONVERGENCES

L’intervention d’un ange ainsi que l’organe touché. Un contact (physique ?), à travers le cœur, s’établit dans les deux cas entre le monde naturel et le monde supranaturel. Le choix de cet organe semble évident, centre de l’amour et de la foi, le cœur représente, pour reprendre les termes de Faouzi Skali, «  le centre subtil de l’être, que l’expérience spirituelle a justement pour but d’éveiller »[9]. Dans son ouvrage dédié à la voie soufie, il relate avec simplicité et précision les processus liés à la poitrine et au cœur : « C’est dans la poitrine que surgissent (yasduru) les pensées dans la conscience immédiate, il s’agit d’un niveau où celles-ci se présentent dans leur forme la plus extérieure, car en réalité, elles prennent naissance à des niveaux plus profonds.»[10] « À l’origine, le sadr est le “lieu” de l’Islam, c’est-à-dire, de la soumission à Dieu. {Dieu ouvre à la soumission (l’Islam) la poitrine de celui qu’Il veut diriger.} (Coran, 6 : 125) Puis s’établit le processus de la purification, {afin que Dieu éprouve ce qui se trouve dans vos poitrines et qu’Il en purifie le contenu.} (Coran, 3 : 154) Ce processus est en même temps une thérapie divine : {Nous avons arraché de leurs poitrines la haine qui s’y trouvait encore.} (Coran, 7 : 43) »[11] Ces trois versets ne sont pas sans rappeler l’expérience vécue par le Prophète (ﷺ) lors de l’ouverture, Allāh l’a ouvert à la soumission (à l’Islam), l’a purifié et lui a finalement enlevé (au travers de l’ange Jibrīl) le morceau de chair noire résidant dans tout cœur humain.

Le point le plus difficile à cerner (du moins du point de vue islamique) est peut-être celui de la blessure. A-t-elle été uniquement spirituelle ou bien a-t-elle également été physique comme semble laisser entendre certains détails tant dans le récit Muhammadien que dans le récit Thérèsien.

En ce qui concerne le deuxième, les théologiens et spécialistes contemporains affirment que la transverbération n’a été que mystique et spirituelle rompant ainsi avec la compréhension des chrétiens plus anciens. Le carme Manuél Diego Sanchez explique : « il s’agissait d’un phénomène clairement spirituel, mais – comme le stipule la Sainte – qui a impacté également sur (le plan) physique lui laissant une certaine douleur. Mais elle n’a jamais laissé entendre qu’il s’agissait d’une blessure naturelle et physique. »[12] Pourtant, même si la compréhension essentiellement spirituelle de la transverbération fait à ce jour l’unanimité, l’expérience ayant eu lieu à de nombreuses reprises, a fait dire à des médecins du 16ème S et 17ème S qui autopsièrent le cœur de la Sainte qu’une grande lésion et des traces secondaires de dards angéliques étaient visibles. Le cœur, conservé dans le Couvent des Mères carmélites à Alba de Tormes (Espagne), présente « une blessure horizontale, dans sa partie supérieure » [13].

En ce qui concerne l’expérience vécue par le Prophète (ﷺ), l’explication purement symbolique est loin de faire l’unanimité (surtout en ce qui concerne la première ouverture) en raison du hadīth où Anas rapporte que des garçons virent le Prophète (ﷺ), étant enfant, se faire ouvrir la poitrine et pensèrent qu’il se faisait tuer.[14] De plus, il y affirme avoir vu la trace laissée suite à cet événement sur la poitrine du Prophète.[15] Laissant de côté ces « incompatibilités » et s’appuyant sur une compréhension métaphorique, Sheikh Muhammad al-Ghazālī (m. 1996) dit : « Il ne s’agit pas de considérer le sens littéral de ce récit ; en effet le mal n’est pas secrété par une glande qu’il suffit d’éliminer pour en empêcher la sécrétion. De même, le bien ne saurait être assimilé au carburant qui permet à l’avion de s’élever et de planer dans le ciel. »[16]  Il considère que ce qu’il faut retenir de ce mémorable évènement est l’impeccabilité, la pureté et l’immunité du Prophète (ﷺ). « Si les ondes du mal se propagent partout, s’il est des cœurs disposés à les capter et à subir l’effet, ceux des Prophètes ne peuvent recevoir de tels courants ni y vibrer. »[17]

Toujours selon ses termes : « Il convient de faire le départ entre sens propre et sens métaphorique dans les expressions employées dans la Tradition. »[18]

Une « violente » extraction nécessaire à la purification spirituelle menant même jusqu’à la jouissance extatique dans le cas de la Sainte carmélite ; « Son dard, loin de laisser des marques sur le corps, produit des douleurs toutes spirituelles, qui se retournent en jouissance. »[19]  Voici la description qu’elle en fait : « La douleur était si intense […]. Mais en même temps, la douceur causée par cette indicible douleur est si excessive, qu’on n’aurait garde d’en appeler la fin, et l’âme ne peut se contenter de rien qui soit moins que Dieu même. [..] Ainsi elle n’a pas le temps d’endurer ni de souffrir : presque aussitôt elle entre dans la jouissance. »

L’ange Jibrīl  retire le cœur et avant de le laver, il en extirpe le caillot noir, source des maux de l’âme : « Il le prit, le jeta par terre et ouvrit sa poitrine, en sortit le cœur et extirpa un caillot de sang. Il dit : “Voici la part du diable en toi !” »[20] Cette douleur se traduisant, dans un premier temps, comme une profonde extirpation, mais étant nécessaire à une purification spirituelle, est également perceptible dans le témoignage Thérèsien : « Parfois il me semblait qu’il me passait ce dard au travers du cœur et l’enfonçait jusqu’aux entrailles. Quand il le retirait, on aurait dit que le fer les emportait avec lui, et je restais tout embrasée du plus grand amour de Dieu. »[21] Le Prophète de l’Islam (ﷺ), lui, une fois purifié par l’ange Gabriel, rejoint son Seigneur après l’ascension séquencée de sept niveaux célestes.[22]

Notons finalement deux autres convergences : l’utilisation par les anges d’ustensiles en or,  s’agissant d’une bassine en or lors de l’ouverture du Prophète (ﷺ) et d’un long dard en or dans l’expérience de la Sainte, puis, la répétition de l’événement. En effet, les expériences seront respectivement vécues à deux reprises par le Messager d’Allāh (ﷺ) et un nombre indéfini de fois par Sainte Thérèse.

DIFFERENCES

Ouverture vs Transpercement : alors que la poitrine du Prophète (ﷺ) est ouverte par l’ange, celle de la carmélite est transpercée.  Si l’action diffère, l’emplacement et le résultat final – tel que nous l’avons mentionné plus haut – eux convergent. L’ouverture (dans le but de nettoyer l’impureté par la suite) et le transpercement (anéantissant la vilénie) doivent être compris comme deux moyens de combattre les bas désirs aillant un objectif commun : la pureté spirituelle dans l’amour de Dieu. Faouzi Skali nous rappelle très justement que si la poitrine est souvent considérée comme le centre des meilleurs sentiments, elle en abrite également les plus vils : « En l’absence d’une démarche spirituelle, le sadr demeure le siège de l’âme despotique (an-nafs al-ammārāh), dont l’une des caractéristiques essentielles est l’orgueil : {Ils n’ont que de l’orgueil dans leurs poitrines} (Coran, 11 : 56) , et, ailleurs, caractérisant l’âme despotique, {L’âme est instigatrice du mal, à moins que mon Seigneur ne fasse miséricorde.} (Coran, 12 : 53) » [23]

Eau vs Feu : le cœur de Mohammed ibn Abdillāh (ﷺ) est lavé avec de l’eau de Zamzam alors que celui de Thérèse d’Avila est transpercé par un dard à la pointe enflammée. Si certaines impuretés se nettoient à l’eau, d’autres ne disparaissent qu’avec la chaleur intense du feu. L’Islam fait référence aux deux éléments purificateurs : l’eau, au travers des ablutions, purifie le corps (et l’âme) alors que, dans un registre plus pénible, le feu purifiera les péchés de certains avant de séjourner éternellement au Paradis. D’ailleurs, le Prophète (ﷺ) disait au sujet du croyant fiévreux « qu’il est comme le métal mis sur le feu : les impuretés partent et le bon reste. »[24]

Signalons que l’expérience de l’ouverture de la poitrine est propre au dernier des Prophètes (ﷺ) alors que la transverbération à été  rapportée par d’autres Saints et mystiques chrétiens.  D’ailleurs le cœur de la carmélite Mariam Bouardy (m. 1878, canonisée par le Pape François en 2015) fut autopsié à sa mort puis, de nouveau, en 1929 par plusieurs docteurs qui attestèrent que sa mystérieuse lésion au cœur était « difficilement explicable par la science ».[25]

TABLEAU RÉCAPITULATIF

Convergences                           Différences
–         L’intervention de l’ange

–         L’organe touché

–         La « violente extraction »

–         Les ustensiles en or

–         La répétition

         Ouverture vs Transpercement

–         Eau vs Feu

–         Exclusivité vs semi-exclusivité

 

Cette analyse, bien que non exhaustive, a permis d’établir une liste de ressemblances et de dissemblances entre l’ouverture de la poitrine du Prophète (ﷺ) et la tranverbération de Sainte Thérèse d’Avila. La similitude de fond entre ces deux expériences mystiques semble évidente et même saisissante. Ces deux personnages, pourtant si différents quant à leurs traditions, leurs origines et l’époque dans laquelle ils vécurent, décrivent leurs expériences respectives aux travers de récits supranaturels similaires. L’exemple de la Sainte de Bethléem, Mariam Bouardy, illustre qu’une frontière limpide entre, d’un côté, une compréhension islamo-littérale figée et, d’un autre, une analyse christiano-symbolique plus libre, n’existe finalement pas ; les évènements mystiques étant interprétés jusqu’à nos jours, dans les deux traditions, à plusieurs niveaux.

 

[1] Diego Sanchez Manuél, « La Fiesta de la Transverberación, su historia e interpretación », 08/2012. http://aorillasdeltormes.blogspot.be/2012/08/que-es-la-transverberacion.html?m=1

[2] Cet événement a été illustré par de nombreux artistes, peintres et sculpteurs, dès le 17ème siecle. Citons, de façon non exhaustive, quelques uns de ces artistes : Horace Le Blanc (m. 1637), Gerard Seghers  (m. 1651), Cavaliere Bernini dit Le Bernin (m. 1680), Antonio Verrio (m. 1707), Jacob van Oost (m. 1713), Heinrich Meyring (m. 1723), Giuseppe Bazzani (m. 1769)…

[3] Selon ses termes: « […] y me dejaba toda abrasada en amor grande de Dios ». (Vida, 29 : 13)

[4] « […] En cet état, il a plu au Seigneur de m’accorder plusieurs fois la vision que voici. J’apercevais un ange auprès de moi, du côté gauche, sous une forme corporelle. Il n’était pas grand, mais petit et très beau, son visage enflammé semblait indiquer qu’il appartenait à la hiérarchie la plus élevée, celle des esprits tout embrasés d’amour. […] Je voyais entre les mains de l’ange un long dard qui était d’or, et dont la pointe de fer portait à son extrémité un peu de feu. Parfois il me semblait qu’il me passait ce dard au travers du cœur et l’enfonçait jusqu’aux entrailles. Quand il le retirait, on aurait dit que le fer les emportait avec lui, et je restais tout embrasée du plus grand amour de Dieu. La douleur était si intense qu’elle me faisait pousser ces faibles plaintes dont j’ai parlé. Mais en même temps, la douceur causée par cette indicible douleur est si excessive, qu’on n’aurait garde d’en appeler la fin, et l’âme ne peut se contenter de rien qui soit moins que Dieu même. Cette souffrance n’est pas corporelle, mais spirituelle; et pourtant, le corps n’est pas sans y participer un peu, et même beaucoup… Mais dès qu’il se fait sentir, le Seigneur ravit l’âme et la met en extase. Ainsi elle n’a pas le temps d’endurer ni de souffrir : presque aussitôt elle entre dans la jouissance. » Sainte Thérèse d’Avila, Vie, 29 : 11-14 (citation de Cerf, I, pp. 222-223) in Kristeva Julia, « La passion selon Thérèse d’Avila », Topique, 3/2006 (no 96), pp. 39-50.

[5] Les traditionalistes et la majorité des érudits musulmans soutiennent que cet évènement eut lieu uniquement à deux reprises dans la vie du Prophète, mais au-delà de ces deux expériences clairement établies dans la Sunna et la Sīra (biographie prophétique), l’ouverture ne peut, selon certains autres, être séparée de l’expérience métaphysique vécue par le Prophète lors de la première révélation coranique, moment où la parole divine pénètre (traverse, transperce) au plus profond de son cœur. Il s’agit là, par exemple, de l’avis de Hazrat Inayat Khan (m. 1927), créateur d’un mouvement syncrétiste prônant un pseudo-soufisme universel, qui dit : « La seconde occasion où la tradition rapporte que shaq as-sadr se produisit fut lorsque Mohammed reçut l’injonction divine d’annoncer le Message. Cette ouverture de la poitrine représente le courage de proclamer la vérité. » La vie mystique du Prophète Mohammed, Chapitre 3 : Faits et traditions concernant Mohammed et sa religion, souvent mal compris.

[6] Muslim (413 [162]), Tome 1, p. 176.

[7] Muslim (415 [163]), Tome 1, p. 177. Rapporté également dans Al-Bukhārī (349), Tome 1, p. 306.

[8] Ibn Kathīr, L’authentique de l’exégèse d’Ibn Kathīr , l’édition critique de Mustafā Ibn al-‘Adawī, Paris, Maison d’Ennour, 2013, Tome 4, p. 767.

[9] Skali Faouzi, La voie soufie, p. 79. Ce dernier fait la distinction entre as-sadr (la poitrine), al-qalb (le cœur) et al-fu’ād (l’œil du cœur) qu’il fait respectivement correspondre, en se basant sur la « tradition soufie » au trois degrés du hadīth Jibrīl : al-Islām, al-Imān et al-Ihsān. Op.cit., pp. 79-81.

[10] Skali Faouzi, op.cit., p. 78. Allāh a parfaitement connaissance de ces niveaux, tel qu’Il le relate dans le Coran : {Dieu ne connaît-Il pas ce qu’ils cachent ? Il connaît le contenu du fond des poitrines.} (Coran, 11 : 5)

[11] Skali Faouzi, op.cit., p. 78.

[12] Diego Sanchez Manuél, Ibidem. « Se trató de un fenómeno netamente espiritual, aunque –como dice la misma Santa- redundara también en el físico y le dejara un cierto dolor. Pero nunca da entender que fuera herida natural y física. »

[13] Barrientos Alberto (dir.), Santa Teresa de Jesus : Obras completas, Madrid, Editorial de Espiritualidad, 1994, p.195.

[14] Muslim (413 [162]), Tome 1, p. 176.

[15] Précisons qu’un argument fort est rarement pris en compte : aucune des épouses du Prophète (ﷺ) n’a jamais fait mention de cette cicatrice. De plus, le moine Bahīra avait ausculté le Prophète (ﷺ) enfant afin d’y rechercher les signes de la Prophétie et n’avait remarqué aucune trace sur sa poitrine.

[16] Al-Ghazālī Muhammad, Fiqh as-sīra : La biographie du Prophète Muhammad, Paris, Maison d’Ennour, 2006, p. 49. La même position est soutenue en des termes similaires par Muhammad Sa‘īd Ramadān al-Būtī (m. 2013) dans son Fiqh as-sīra, Beyrouth, Dâr al-fikr, 1995.

[17] Al-Ghazālī Muhammad, op. cit., p. 50.

[18] Ibidem.

[19] Métral Stiker Marie-Odile, « Les passions de la passion : du corps abîmé à l’écriture de l’abîme. Variations somatiques et processus créateurs », Champ psy, 1/2010 (n° 57), p. 74.

[20] Muslim (413 [162]), Tome 1, p. 176.

[21] Vie, 29 : 13.

[22] Selon la tradition islamique, c’est à ce moment que les cinq prières rituelles vont être prescrites aux musulmans. Muslim (411 [162]), Tome 1, pp. 173-176.

[23] Skali Faouzi, op.cit., p. 78.

[24] Rapporté par al-Bayhaqī.

[25] https://www.touteslespropheties.net/mariam-de-bethleem/

Images :

  • L’ouverture de la poitrine du Prophète (ﷺ), inconnu, 12-13ème S.
  • L’extase de Sainte Thérèse, Bernini, 17ème S.